Saint-Verius Academy
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 Nikola T. Magnus

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Professeur de Langues

Date d'inscription : 02/08/2016
Messages : 210


MessageSujet: Nikola T. Magnus   Mar 2 Aoû 2016 - 22:32

Identité


Nom : Magnus
Prénom : Nikola T.
Sexe : Homme
Âge : 297 ans environ (17 ans physiquement)
Origine : Norvège
Orientation Sexuelle : Bi à tendance homo
Élève ou personnel : Professeur de langues depuis environ 100 ans (à Saint-Verius depuis environ 210 ans)
Race : Vampire

Particularités et pouvoirs

Contrairement aux humains, je ne vieilli pas et on dirait même que je ne mourrai jamais. Cependant, ce n'est pas sans contrepartie. Depuis toujours, j'ai une santé faible. Je tombe régulièrement malade, attrapant n'importe quelle petite maladie qui traîne, qui s'aggrave très facilement et se soigne difficilement. Quand les médicaments ne suffisent pas, ce qui arrive souvent, une seule chose est capable de me sauver : boire du sang. Selon la quantité que j'en bois, ça suffit pour me soigner et à m'éviter de tomber malade pendant un certain temps.

Physique et Caractère

J'ai beau être âgé, je n'ai pourtant, physiquement, que l'apparence d'un jeune homme de dix-sept ans, avec mon mètre soixante-dix-huit et mes soixante-cinq kilos, et mon visage d'ange. J'ai les cheveux noirs, me tombant un peu sous les oreilles et des yeux rouges, comme si j'avais bu trop de sang. Je ne suis pas particulièrement musclé, juste ce qu'il faut, mais mon corps est mince, presque frêle, et mon torse et mon dos sont constellés de cicatrices.

Comme un humain, j'ai beaucoup de défauts. Je suis nymphomane, j'aime le sexe, plus que tout, autant avec les hommes qu'avec les femmes et surtout je ne suis pas fidèle. Ou plutôt, je n'ai jamais prétendu devoir fidélité à qui que ce soit. Je suis masochiste, de temps en temps, j'aime qu'on me fasse du mal. Et aussi, je prends un grand plaisir à m'abreuver de sang.

Mais je dois aussi avouer que je ne suis pas qu'un imbécile plein de maux. On pourrait me dire romantique, j'aime regarder le bleu du ciel d'hiver ou la pluie qui tombe. On pourrait également me dire enfantin, puisque j'aime les Konpeitô, ces petites friandises japonaises en forme d'étoile. Peut-être même que je suis gentil en me montrant parfois distant avec les gens, comme si je ne voulais pas leur imposer ma présence alors qu'ils n'ont pas les moyens de supporter mon amitié.

Le dhaoïsme, je ne suis pas totalement convaincu. J'ai trop tendance à vouloir voir pour croire. Cependant, j'aimerais bien y croire, et de temps en temps, je me surprend à prier les esprits ou à leur faire des offrandes.

On ne peut pas dire que je fasse confiance facilement, mais souvent, c'est tout comme. Ça m'est égal si ça m'est défavorable, tant que j'estime que ça peut m'apporter quelque chose, comme c'était souvent le cas dans le passé.

Mon passé, d'ailleurs, je n'en parle pas. Jamais. Je ne veux pas en parler. C'est passé et ça ne reviendra pas alors je n'ai pas à en parler.

Mais malgré mon déni de celui-ci, j'ai quelques séquelles. Par exemple, je n'apprécie pas que l'on m'appelle par mon prénom. "Magnus", c'est mieux. "Professeur Magnus", pour mes élèves.

Peut-être que, si c'est une personne que j'aime vraiment, je me laisserais appeler par mon prénom. "Vraiment", parce que si je dis facilement "je t'aime" et que je ressens ce qui doit être de l'amour, je n'ai pour le moment laissé personne m'appeler par mon prénom.

J'aime les langues. Je suis fasciné par la capacité qu'on peut avoir de communiquer avec d'autre, ou de leur cacher des choses, seulement en changeant de langue. J'ai appris beaucoup de langues pendant mes études, tout comme j'ai appris d'autres choses. Mais ce sont les langues qui m'ont passionnées et m'ont finalement donné la capacité de devenir professeur.

Histoire

Mon histoire, elle remonte à loin. Elle a commencé il y a si longtemps que parfois ça ne me semble qu'être une histoire sortie d'un quelconque roman, une histoire que j'aurais lue ou dont j'aurais entendu parler. Mais pourtant, c'est bien mon histoire, celle de ma vie. Écoutez bien, car vous ne l'entendrez pas une seconde fois.

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai grandit en Norvège, si je n'y suis pas aussi né. Mes souvenirs ne me montrent pas une famille aimante et attentionnée. Ni même une famille qui m'aurait haïe ou maltraitée. Comme beaucoup de monstres, je n'ai pas eu droit à une vrai famille. Mais si je ne me souviens d'elle que le nom qu'elle m'a donné, je connais le motif de mon abandon. Je n'étais qu'une bouche à nourrir de trop et trop souvent malade. J'étais destiné à mourir dans le froid norvégien faute d'être rentable à qui que ce soit.

Cependant, j'ai survécu. Personne n'aurait parié un sou là-dessus. Moi-même, j'ai cru que les rues verraient mon cadavre. Pendant plusieurs années, ma vie s'est résumée à demander la charité aux gens, enroulé dans les couvertures et les vêtements que l'on me donnait, crachant mes poumons en me demandant quand tout cela finirait. Parfois, je me laissais emporté par la fièvre. Sans m'en rendre compte vraiment, j'allais, le soir, m'agenouiller sur le corps endormi d'un badaud dans la rue ou pénétrer à travers une fenêtre entrouverte pour trouver un lambda endormi et planter mes crocs dans le cou de l'inconscient. Ce liquide tapissant ma gorge agissait sur moi comme un élixir, me soulageant de mes maux pour une nuit avant que je ne retombe invariablement malade.

Il ne faut pas croire que je n'ai pas été inquiété pour ces meurtres. Au contraire, dans un coin où des meurtres de vampire sont connus, ce garçon malade qui seul survit dans la rue est plus que suspect. Mais je m'échappait, je m’enfuyais, et par quelque miracle, je m'en sortais.

Des êtres bienveillants qui voulaient me receuillir, il y en a eu. Si elles étaient trop bonnes pour ne pas m'avoir remis dehors après avoir remarqué mes maladies récurrentes, je partai de moi-même, ne souhaitant pas infliger les coûts de ma présence aux pauvres bienveillants. Je ne fis qu'une seule exception qui changea ma vie. À l'époque, je devais être dans la rue depuis une dizaine d'années environ, à peine mature avec mes treize ou quatorze ans. Mes cheveux étaient longs, très longs, trainaient sur le sol et d'une crasse inomable tout comme le reste de mon corps. Mes yeux, si je me souvient qu'ils n'étaient pas rouges à l'origine, l'étaient devenus à force de m'abreuver de sang. Propre et soigné, je plaisais. Et c'est pour cette raison que cet homme m'avait recueilli. Je n'ai jamais connu son nom, il me demandait de l'appeler "maître" et tout le monde l'appelait ainsi également à mes oreilles.

De ce que je savais, il était commerçant, important et exportant des produits recherchés et récemment, ça lui avait réussit. La petite résidence dans laquelle il m'accueilli avait tout le faste des manoirs des riches. Des nouveaux riches. Des dorures partout, des bibelots mal assortis mais vraisemblablement chers, des fourrures, et bien d'autres choses. Et parmi tout ça, moi, jeune garçon qui sortait tout juste de la rue. Il m'avait fait lavé, soigné et habillé de riches vêtements confectionnés sur mesure. Au début, j'étais intimidé, car je savais que tout cela je le perdrais, que je finirais à nouveau à la rue. Mais je ne fus pas remis à la rue. Peu importe combien de fois je tombais malade, je fus soigné par les meilleurs médecins, par la meilleure médecine, si bien que pendant un temps, je ne ressentis plus ni le besoin ni l'envie de tuer pour du sang. Aussi, cette fois je ne m'enfuis pas, non parce que cette richesse me plaisait pour que ces traitements m'étaient nécessaires, mais simplement parce que cette fois, je n'avais aucun remord à en profiter.

La plupart du temps, j'étais seul à la résidence. Enfin, presque seul. La résidence abritait aussi un domestique qui était autant chargé de s'occuper de moi que de la maison. Il me faisait mes repas, il me faisait mes leçons. J'ai beaucoup apprit à ses côtés et il fut même mon confident lorsque je me sentais troublé.

Lorsque mon maître était à sa résidence secondaire, la résidence dans laquelle je vivais, je payais pour tous les soins qui m'étaient apportés. Je payais de mon corps. Parce que si le maître m'avait recueilli, ce n'était pas par charité, par bonté d'âme, comme d'autres l'avaient fait. J'étais là pour montrer sa richesse, pour prouver qu'il était assez riche pour se permettre d'entretenir un jeune homme, et surtout, j'étais là pour servir. Avec mes cheveux longs, je ressemblait beaucoup à une femme, ce qui ne manquait pas d'exciter ce vieux lubrique de maître. En acceptant les soins qu'il me faisait donner, j'acceptais de devenir son esclave sexuel. Alors qu'il me volait ma première fois, j'étais dégoûté. Je n'avais pour seule envie que de m'enfuir, mais j'étais trop malade pour ça, pas assez pour être épargné de ces supplices. Au final, je restais, me disant que c'était bien le prix à payer pour qu'on s'occupe de moi, je n'avais plus envie de retourner dans la rue. Petit à petit, alors que je croyais avoir vécu l'enfer dans la rue, je découvris ici un monde que je ne connaissais pas jusqu'à présent, je découvris un enfer dont je ne soupçonnais pas l’existence. Et alors qu'il me prêtait à ses connaissances, à ses relations de travail, je commençais à y prendre plaisir, à cet enfer.

Cet enfer n'était que pures sensations, pur plaisir malsain qui m'emportait plus que je ne le souhaitais. Il m'emporta tellement qu'un jour, en compagnie d'un collègue de mon maître, je me laissa aller à mes instincts primitifs et planta mes crocs dans le cou de mon partenaire et bourreau d'un soir. Sous les yeux du maître, j’épanchai ma soif, jusqu'à laisser son collègue vide de sang. Ne me rendant compte que trop tard de ce que j'avais fait, je compris que j'allais tout perdre, tout, le logement que l'on m'avait donné, les soins qui me permettaient de vivre plus ou moins comme tout le monde, voire même pire, la vie. J'étais terrifié et, comme un petit animal pris au piège, je m'étais réfugié dans un coin de la pièce, tentant d'avoir l'air menaçant mais ayant surtout l'air effrayé. Mais comme un bon dresseur, le maître n'était pas effrayé. Au contraire, il avait l'air fasciné parce que j'avais fait, par ce que je suis. Le fait que je sois un vampire ne faisait de moi qu'un plus grand trésor à ses yeux et dans les sphères privées, il ne se privait pas pour s'en vanter, même si rares étaient ceux qui le croyaient vraiment. Ainsi, mes activités de prostitué pour mon maître continuaient et j'avais la possibilité, de temps à autre, de mordre mes partenaires dans le cadre de nos ébats. La soif, j'avais été obligé de la contrôler, d'apprendre à la taire. Mes morsures étaient faites sous la plus stricte surveillance du maître pour que le drame ne se reproduise plus. Et si par malheur la morsure était trop longue, j'étais sévèrement puni, bâillonné et enfermé pendant plusieurs heures voire plusieurs jour, pour que la soif passe. Mais elle ne passait jamais vraiment tandis que je ne manquais pas d'être extrêmement malade.

Mon maître m'appréciait vraiment beaucoup. Je le voyait bien car il se pliait en quatre pour moi, n'hésitant pas, parfois, à donner son propre sang pour que j'aille mieux, me laissant le vampiriser jusqu'à-ce que ça devienne dangereux pour sa santé. Mais généralement, il préférait un autre moyen. De temps à autres, il recueillait des gens qui vivaient dans la rue, comme il l'avait fait pour moi, les nourrissait, les hébergeait, les lavait, les vêtis. Et quelques jour plus tard, il me les donnait pour que le me sustente de tout mon soûl, jusqu'à-ce qu'il ne reste plus une goutte de sang dans leur corps sans vie. À chaque fois, il était présent, comme s'il prenait plaisir à me voir m'attaquer à de pauvre innocents.

J'y prenais moi-même plaisir, à sentir ce sang couler dans ma gorge, à sentir leur vie quitter leur corps, même si je ne pouvais m'empêcher de culpabiliser. Au moins, ils sont mieux morts à survivre dans la rue. J'adoptais un raisonnement similaire lorsque le maître me demandai d'autre choses, de tuer pour son profit, pour éliminer des gens qui le gênaient. Au départ, j'étais réticent, mais je n'avais pas le choix. C'était pour mon maître, je lui devais bien ça. Au final, j'y pris plaisir. Un plaisir coupable à tuer. Peu à peu, je me sentais sombrer dans ce qui me semblait être tous les péchés du monde, les abysses de l'obscurité, la face cachée de la vie. Et j' prenais plaisir, à tout ça, le sexe, le sang, la mort, et même mes périodes de maladie et les délires que la fièvre m'apportait. Il me semblait que tout cela allait durer pour l'éternité. J'aurais aimé que cela dure pour l'éternité.

Mais cela ne dura pas. Mon maître vieillissait, devenait grisonnant, faible. Il me haïssait, de plus en plus au fur et à mesure qu'il vieillissait et que je ne changeait pas, que je restait à la beauté à peine pubère de mes 17 ans. Ile ma haïssait et m'en voulait, mais même les nombreuses transfusions qu'il se fit faire à partir de mon sang ne parvinrent pas à arrêter son déclin ou à entamer le mien. Au sexe et au sang s'ajouta un nouveau calvaire qu'encore une fois je pris comme une bénédiction. Dans la haine du maître, il fit pleuvoir les coups sur mon corps qu'il marquèrent très souvent, trop souvent. Aujourd'hui encore, mon corps en porte les cicatrices. Un jour, cependant, tout s'arrêta : mon maître décéda de vieillesse.

Je me retrouvais seul. J'étais seul et me rendait compte que j'étais tombé amoureux de mon maître, si c'était bien de l'amour. Je ne savais pas ce qu'il allait advenir de moi. J'avais peur du lendemain.

Et j'avais raison d'avoir pour. Tout ce que j'avais obtenu et connu ces cinquante dernières années, on me l'arracha. Je n'avais plus mon maître et du jour au lendemain, je perdis en plus mon logement. La résidence de mon maître, où je vivais, j'en fus jeté dehors, sans ménagement, sans avoir le droit d'emporter quoi que ce soit d'autre que les vêtements que j'avais sur le dos. J'étais retourné dans les rues froides de Norvège et je commençais à me dire que ce devait être mon destin, d'y retourner quoi qu'il arrive.

J'ai plus ou moins recommencé à mendier, comme je le faisais avant d'être recueilli. Pour survivre, j'étais contraint à voler quand je le pouvais. Mais plus que de simplement mender et dérober, j'utilisais mes charmes pour me faire prendre, un soir ou quelques jours, par quelque riche passant. Je retournais généralement rapidement à la rue, quand j'avais assez diverti mon bienfaiteur.

Je ne sais pas combien de temps j'ai fait ça, mais je ne cherchais pas à changer les choses. Je ne savais pas comment faire. Ma vie se résumais à laisser qui voulait user et abuser de moi jusqu'à-ce qu'il se lasse. J'étais un parfait petit animal de compagnie et ça aurait pu rester ainsi pour l'éternité.

Un jour encore, ma vie changea à une rencontre. Quand ça arriva, j'étais hébergé chez un homme, politicien je crois, étranger, nommé John. J'étais un peu comme son domestique, l'accompagnant avec sa femme dans des galas, des réceptions, des événements du genre. Je lui servais de majordome, la plupart du temps, quand nous étions en public. Je ne lui avais pas caché que je suis un vampire. Je ne m'en cachais plus, ça amusait toujours les gens. Et lui ne cachait jamais non plus le fait que je bois du sang. Il s'en amusait en expliquant à ses collègues que je tombais facilement malade et que le sang m'aider grandement à me rendre mieux, et qu'il me donnait du sang animal pour survivre. "La nature fait des choses bizarres," disait-il. Je n'aime pas le sang animal. Il n'a pas le même goût que celui des humains, mais je n'avais pas le choix. C'était à l'une de ces réception où il se vantait encore d'avoir une curiosité comme valet que ma vie bascula et pour le mieux.

Alors que d'habitude je n'étais approché que par mon bienfaiteur, les autres me trouvant trop dégoûtant, étrange, un homme m'approcha dans crainte, sans dégoût, ni rien. Il ne me demanda qu'une chose : si je n'aspirais pas à une meilleure vie. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait, mais j'étais intrigué. Cet homme semblait intéressé par moi, mais pas de la façon dont ceux qui m'avaient recueilli jusqu'à présent l'était. Ce regard, ce sourire... Je ne comprenais pas, je ne savais pas ce que ça signifiait. Mais je suis parti avec lui, comme il me le proposait. Sa vie meilleure, je ne savais pas ce qu'il voulait dire par là, mais ça me donnait envie.

Nous avons voyagé loin. Pour la première fois de ma vie, je quittai la Norvège. Le voyage ne m'allait pas au teint en tout cas. Je tombais malade, plus qu'avant. Les soins qu'on me prodiguaient étaient à peine suffisant, soutenus tout juste par les quelques gouttes de sang que William, mon guide, consentait difficilement à m'offrir. Ce guide me parlait beaucoup, m'apprenait beaucoup. Il me parlait de lui, de sa vie, de ses croyances... Il était dhaoïste, moine dhaoïste. Si j'en avais vageument entendu parlé, j'ignorais de quoi il s'agissait vraiment. Il me l'expliqua avec beaucoup de patience, sans jamais chercher à me faire adhérer à sa croyance. Il m'expliqua l'existance des esprits, les éléments qui faisaient le monde, le respect de tous et des êtres comme moi qui ne sont pas humains... Ça me fascinait. Par curiosité, je m'essayais à prier les esprits et à leur faire des dons. Stupidement, j'espérais que ces esprits sauraient faire disparaitre ma soif, ma maladie, me permettre d'avoir une vie comme tout le monde. Mais en vain, je ne ressenti pas la moindre amélioration de mon état et doutais du bien fondé de cette croyance dans les esprits. Will me dit qu'il fallait d'abord que je gagne la confiance des esprits, mais eux n'avaient pas la mienne et mes prières et dons se firent beaucoup plus espacés dans le temps, beaucoup moins réguliers, mais je continuais tout de même. J'appris également de William qu'il y avait un endroit pour les monstres comme moi, un endroit où l'on m'aiderait avec mes maladies, avec ma soif de sang, un endroit où l'on me donnerait la possibilité d'avoir un avenir radieux parmi les humains. J'étais conquis par ses promesses.

Il m'emmena alors à Londres et me fit intégrer un établissement étrange. Le bâtiment possédait un grand jardin, clôturé par de grands murs. On me dit que c'était une école, l'endroit dont William m'avait parlé. On me dit que cette clôture devait nous permettre d'évoluer en tout liberté dans l'enceinte de l'établissement, sans avoir à craindre la curiosité ou la peur des humains.

J'ai appris là beaucoup de choses. Les langues, les mathématiques, l'histoire et bien d'autre... Mais l'on m'a aussi apprit comment je pouvais substituer le sang avec divers produits, médicaments, et à reconnaître et soigner les maladies que j'attrape, ce qui m'a beaucoup facilité la vie.

J'ai également découvert l'existence d'être comme moi, même si j'en avais déjà entendu parler sans jamais en voir et donc le croire vraiment. J'ai appris à les connaître, à connaître leurs différences, leurs bons et mauvais côtés. J'ai découvert leur pays d'origine à travers les histoires qu'ils me racontaient mais également des choses merveilleuses comme les Konpeitô venus du Japon.

J'ai beaucoup étudié, curieux du monde qui m'entourait. Mes professeurs disaient que je pourrai devenir ce que je voulais, il suffisait juste que je le décide. Et j'ai essayé. Pendant quelques années, après que l'école eu migré sur l'île de Saint-Verius, je suis devenu professeur de langues dans une ville pas trop éloignée de Berwick-Upon-Tweed et donc de l'école. Mais sans les bons soins du personnel de l'académie, je n'étais qu'un vampire assoiffé de sang. J'ai essayé d'être autonome et je réussissais bien au début, appliquant ce qu'on m'avait apprit. Je m'automédicais sans trop de problème, évitant de devoir voir un médecin trop souvent. Je calmais ma soif de sang comme je pouvais avec le traitement que l'on m'avais donné.

Mais souvent, mes maladies s'aggravaient et sans sang, elles se soignaient moins bien. Je fis plusieurs tours chez le médecin qui me prescrivait beaucoup de médicaments et de repos. Cependant, je préférais aller donner mes cours plutôt que de me reposer quand mes maladies n'étaient pas trop grave. Jusqu'au jour où je me suis évanoui en pleine classe.

C'était la goutte d'eau qui avait fait débordé le vase et je fini à l'hôpital. Hôpital où l'on me confina et m'empêcha de prendre les médicaments qui devaient me permettre de taire ma soif. Alors un jour, l'inévitable se produisit et j'attaqua l'un des infirmiers qui s'occupait de moi, le vidant de son sang. Je ne l'avais pas voulu. Mon instinct anima avait agit contre ma volonté. Sans demander mon reste, je m'enfui de l'hôpital. Je m'enfui de la ville. Décidément, je ne peux pas vivre parmi les humains qui ne sont pas prêts à accepter l'existence des êtres comme nous. C'est impossible.

J'ai fui et je suis retourné dans le seul endroit où j'avais ma place : Saint-Verius. On ne m'y blâma pas pour mon crime. Au contraire, on me soigna, me rendit ma dignité avec ce traitement miraculeux qui permettait de taire l'animal assoiffé de sang qui est au fond de moi. Quelques mois, je me reposais à l'école. Mais l'école étant une école, je ne pouvais pas rester là sans rien faire. Étudier ou travailler, il fallait choisir. Je voulais faire les deux. Ce n'était pas un problème. Je suis devenu professeur de langues, toutes celles que j'ai apprises, c'est-à-dire un paquet, entre autre apprenant l'anglais aux nouveaux arrivant. Mais dans mon temps libre, il m'arrive de prendre également des cours auprès de mes collègues.

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