Saint-Verius Academy
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 Black Wings

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Élève

Date d'inscription : 16/08/2017
Messages : 26


MessageSujet: Black Wings   Ven 22 Sep 2017 - 0:31

Carte d'étudiant
Saint-Verius Academy
Nom
Takakage KURAMA
Âge
18 ans
Taille
161 cm
Nationalité
Ecossais / Japonais
Date d'arrivée
Il y a 2 ans
Sexe
Homme
Date de naissance
07 juillet
Poids
52 kg
Classification
Ange Déchu
Occupation
Étudiant et Mannequin
213-10-388-362-462


Ce qui fait de moi un être à part...
Je ne suis pas humain, cela ne fait aucun doute. Même si mes parents le sont, ils ont donné naissance à un monstre. Sans que je ne parvienne à le contrôler, dans mon dos apparaissent, montant jusqu’à ma tête puis redescendant jusqu’à mes hanches, deux grandes ailes aux plumes noires, et dans mes cheveux, émergent de part et d’autre, sur chaque côté, deux protubérances de corne, noires également, spiralant et descendant en arc de cercle jusqu’à mes oreilles.
Forts de ces caractéristiques, on a toujours été prompt à me qualifier d’ange déchu. Rajouté à cela mes capacité, au-delà des images « maléfiques » que peuvent avoir les anges déchus, plus proche de la définition première de l’ange que je ne maîtrise pas non plus. Face à des personnes blessées, il m’arrive parfois, que je le veuille ou non, de les soigner, de les débarrasser de leurs maux. Je dis soigner, en fait oui et non. Les personnes sont en effet soignées mais les blessures et maladies ne disparaissent pas. Elles me sont transmises, transformées en plaies internes qui peuvent être très douloureuses et handicapants, parfois même difficiles à soigner. J’aimerais évitr de le faire, pour ma santé, mais ce n’est pas quelque chose que je peux contrôler, peu importe combien j’essaie, ça vient tout seul quand ça veut. Si je savais le contrôler, même si on me dit que je ne dois pas l’utiliser, je l’utiliserais certainement très régulièrement. Car j’ai toujours tendance à vouloir aider les gens. On dit que c’est inhérent à ce que je suis, que c’est à cause de ma nature d’ange, que c’est pour cette raison que je me jette instinctivement devant une personne sur le point de se faire frapper, prenant les coups à sa place, pour cette raison que je ne rend pas les coups, que je n’ai aucun esprit de compétition, pour cette raison que je propose mon aide à tout le monde, ne me contentant pas d’un « non ». Techniquement, mes ailes devraient me permettre de voler. Mais je n’y parvient pas, d’autant plus que mes ailes me font souffrir dès que je les bouge, au point que j’ai l’impression qu’elles vont s’arracher de mon dos.


... Ce qui me rend unique...
Si j’ai un visage, une peau d’un japonais, en plus des mœurs, ça va de soi, on me remarque plus pour mon flamboyant trait écossais. La couleur de mes cheveux a fait tourné plus d’une tête au Japon et provoqué aussi quelques moqueries. Parce que dans un pays de personnes aux cheveux noirs, un roux naturel est une attraction, une bête de foire. Pas que ça m’ait dérangé. Au contraire, j’attirais l’attention et pouvait ainsi faire oublier au moins un instant aux gens leurs soucis quotidiens. De la même façon, les gens ont toujours été choqués en plongeant leur regarde dans le mien, y retrouvant une couleur reflétant le feu de mes cheveux, mais également un honnête soucis du bien-être d’autrui. Parce que mon inquiétude est bien réelle, dite conséquence de ma nature d’Ange Déchu. Pour chaque personne que je crois, aussi inconnue soit-elle, je souhaite du plus profond de mon coeur, bonheur et sécurité, raison pour laquelle il m’arrive souvent d’aborder les gens qui n’ont pas l’air d’aller bien ou qui semble avoir des soucis, pour leur proposer mon aide ou discuter avec eux et chercher à leur remonter le moral. De même, il m’est déjà arrivé de me jeter sous les roues d’une voiture pour empêcher qu’une personne se fasse renverser. C’est douloureux et je savais que ce le serait. Mais je ne pouvais pas l’éviter, mon corps bougeant tout seul. Et même quand je ne suis pas d’humeur, je ne peux pas m’empêcher de vouloir aider les gens, quitte à me blesser, et ça ‘énerve de ne pas pouvoir contrôler mon corps, d’être obligé de faire ce que je ne veux pas faire. J’écoute les soucis des autres, je protège les autres, mais qui écoute mes soucis, qui me protège ? Moi aussi ça m’arrive d’avoir des problèmes. Et c’est peut-être ceci qui m’a éloigné de mon frère jumeau, le fait que je sois un ange déchu mais pas lui qui est un humain comme les autres. Je l’envie sûrement autant que lui m’envie. C’est pour cela que même si nous avons l’air fusionnels, quelque chose et comme cassé entre nous. Nous qui avons toujours été ensemble, toujours semblables, sommes devenus très différents. Mais malgré tout, nous gardons des similitudes, des choses en commun, comme notre passion pour le football que je ne peux malheureusement lus pratiquer, note goût pour les fruits rouges ou tout simplement notre culte des esprit, notre religion, le dhaoïsme.


... Et comment je suis arrivé ici.
L’histoire de tout un chacun commence par une naissance, la sienne. Vous penserez sûrement que la mienne s’est faite sous une mauvaise étoile, connaissant ma particularité, mais ce n’est pas le cas. Ma naissance s’est passée au Japon, le pays de naissance de ma mère, le pays dans lequel j’ai grandis. Cette naissance ne fut aucunement difficile ni sans aucune surprise. Je suis né humain, en premier, suivi par un frère jumeau, humain également. Ces naissances furent heureuses pour mes parents qui désiraient parfaire leur famille avec des enfants, Motonari et moi. Ils se sentaient bénis par la vie, par les esprits qu’ils respectaient.


Ce respect des esprits, ils ont souhaité nous l’enseigner dès notre plus jeune âge. Ne se sentant pas qualifiés pour ça, ils nous firent recevoir l’enseignement des principes dhaoïstes par le maître de la maison des esprits du quartier. À peine entrés en école maternelle, nos soirées étaient rythmées par des enseignements de principes de vie parfois difficiles à saisir, si ça n’avait été pour la capacité du maître d’apprendre même aux plus jeunes enfants, utilisant des exemples parlants, des travaux pratiques et des images pour nous faire comprendre avec patience.


Ainsi nous avons apprit et appliqué les principes dhaoïstes dès notre plus jeune âge. Et peu avant notre entrée en école primaire, nous nous sommes demandés si nous ne pouvions pas vivre notre vie sans heurter celle d’autres existences ainsi que les esprits, autrement dit si nous ne pouvions pas vivre sans manger, entre autres choses. Il est inutile de dire que cette idée ne dura que le temps d’une journée jusqu’au dîner. Nos parents nous apprirent qu’il n’est pas possible de vivre sans heurter quiconque néanmoins nous avons décidé de le faire le moins possible, devenant végétariens pour éviter de participer à la mort d’animaux puisqu’il n’est pas nécessaire de le faire, rapiéçant nos vêtements pour éviter de les jeter et ainsi préserver l’esprit qui les habite.


Heureusement que l’école nécessite un uniforme scolaire. Car avec nos habits rapiécés par nos soins, c’est-à-dire mal rapiécés, nous n’aurions pas manqué de nous faire moqués davantage. Davantage, car, différents que nous étions des autres enfants, déjà par nos cheveux roux, bien différents du noir japonais, mais aussi par notre comportement. Enfants que nous étions, nous n’avons pas vraiment comprit que nous ne devions pas tenter de changer les autres, de les faire adhérer à notre croyance. Cependant il était difficile de ne pas nous insurger de voir des camarades de classe cueillir des fleurs ou frapper dans une balle.


Ceci ne nous a pas permit de nous faire des amis. Nous étions regardés de travers, voire même dénigrés. Souvent, très souvent, nous restions tous les deux, mon frère et moi. Ce ne fut le cas qu’au début cependant. Assez rapidement, des camarades nous ont intégrés dans leur cercle d’ami. Ceux-ci nous ont fait découvrir beaucoup de choses que dans notre petit monde nous ignorions. La chose la plus notable fut la pratique du football, un sport que nous avons apprécié instantanément.


Motonari et moi nous sommes alors inscrits dans un club, le même que celui de nos camarades. Nous apprécions beaucoup de jouer avec eux. De fait, nous nous investissions énormément dans ce sport, si bien que notre entraîneur pensait que nous pouvions devenir des professionnels. Nos parents nous auraient laissés faire, ouverts comme ils sont, tant que nous ne laissions pas nos études de côté.


Nous n’avons jamais laissé nos études de côté. Au contraire nous les prenions à coeur mais nous n’avons jamais été plus doué que ça, tout juste moyens. Lorsqu’on nous demandait ce que nous souhaitions faire, notre réponse était claire. « Ce serait bien si on pouvait devenir footballeurs professionnels ! »


Malgré ça nous savions que l’espoir était mince et nous devions quand même étudier et obtenir nos diplômes, trouver une solution de repli. Assez étrangement, l’idée de travail qui m’est venu est le social. Aider les autres était ce que je voulais faire sans pouvoir me l’expliquer. Même Motonari trouvait ça plutôt inhabituel, lui ayant choisi de plutôt vouloir travailler dans le sport.


Peut-être j’étais le plus gentil de nous deux, c’est ce que tout le monde disait et même Motonari l’avouait en souriant. J’aidais toujours nos camarades de classe quand ils avaient des problèmes, les aidant dans leurs devoirs au mieux de mes capacités. Puis ce fut les autres élèves de la classe. Peut-être mes notes se sont un peu améliorées à aider les autres car j’ai un peu dépassé mon frère.


Mais mon envie d’aider ne s’est pas arrêtée à la classe. Au club, je faisais également mon possible pour aider mes coéquipiers. Quand je voyais quelqu’un qui avait l’air embêté, je ne pouvais pas m’empêcher de lui demander ce qui n’allait pas et chercher à l’aider. Quand je ne pouvais pas aider, cependant, ça me tracassais pendant des jours, jusqu’à-ce que je parvienne à quelque chose. Parfois même j’allais mettre mon nez là où ça ne me concernait pas, proposant mon aide à des personnes que je ne connaissais pas.


Cet excès de bonté et d’intérêt pour les autres s’accentuait petit à petit. Si bien que je finissais pas faire des « erreurs » de débutant au club de football, permettant trop souvent à nos adversaires de marquer. Il m’est même arrivé de marquer contre mon camp. Cependant, tout ça je ne m’en rendais compte qu’une fois que c’était fait. C’était frustrant d’autant plus que ça arrivait de plus en plus souvent. Alors on me laissait sur la touche tout autant souvent. Je ne leur en voulait pas, au contraire, je comprenais qu’on préfère d’autres personnes pour le bien de l’équipe.


Tout ceci fut le début de la fin. De la fin de ma participation au club de football et de ma désirée carrière de professionnel. Lors d’un match d’entraînement, je me retrouvais à nouveau sur le point de jouer en défaveur de mon équipe. Cette fois, cependant, je le remarquais à temps et parvint à l’en empêcher. Mais faisant cela, je glissais sur l’herbe et ne parvint pas à me relever. On m’emmena à l’hôpital et le verdict tomba : je souffrais d’une fracture du genou. Quand bien même je parvenais à me défaire de cette pulsion qui me poussais à jouer contre mon camp, cette blessure ne me permettrait jamais d’atteindre un niveau professionnel.


Le destin étant contre moi, j’ai été obligé de me résoudre à abandonner ma passion, le football. J’en ai été bouleversé et Motonari tout autant. Puisque je devais arrêter, il ne souhaitait pas continuer. Ce serait ensemble ou rien. Je ne pouvais pas le laisser faire. Il aimait tellement ça et puis, ce n’est pas parce que nous sommes jumeaux que nous devons tout faire ensemble. Je lui ai demandé de continuer tant qu’il aimait ça, pour lui, mais aussi pour moi qui ne pouvais plus jouer mais qui continuerais à prendre plaisir à le voir jouer.


Alors ma passion passa de joueur à spectateur. Pour soutenir mon frère, j’allais à tous ses entraînements, lui donnait des conseils quand je le pouvais, l’encourageais comme un véritable fanboy. J’ai même fait des bannières en tissus pour l’encourager, moi-même. Je devenais doué en couture, déjà en rapiéçant mes vêtements, je prenais aussi sur moi de m’occuper de ceux de Motonari pour lui laisser plus de temps pour s’entraîner. J’espérais qu’ainsi il pourrait accomplir son rêve, le mien aussi, celui de devenir un footballeur professionnel.


Je faisais vraiment tout ce que je pouvais pour l’aider. J’aurais même pu faire ses devoirs à sa place mais je savais que ça ne lui ferait aucun bien. J’assistais à ses matchs et l’encourageait de toutes mes tripes. J’étais son supporter numéro un.


Et c’est à l’un de ses matchs, plus d’un an après mon accident, que ma vie changea à nouveau. J’étais dans les gradins, comme à mon habitude, à faire le fanboy, quand une femme m’a approchée. Elle me disait être d’une agence de mannequin et recherchait des jeunes hommes, de nouveaux mannequins. Cette femme me donna sa carte, se disant intéressée par moi et mon frère.


Je dois avouer que ça me plaisait peu. Ça me semblait étrange, suspect. Mais mes parents et Motonari n’étaient pas du même avis. Si ce dernier ne se sentait pas à la hauteur pour mener la vie d’étudiant, de footballeur et de mannequin en même temps, il pensait cependant que ça pouvait me permettre de tourner la page, d’avoir une vie propre.


Alors, avec mes parents, mais sans mon frère, celui-ci ayant un nouvel entraînement, je me suis rendu à l’agence. À vrai dire, il ne s’est pas passé grand-chose ce jour-là. Mes parents ont juste parlés avec la femme qui m’avait donné la carte, la directrice de l’agence. Donc au final un contrat a été signé en mon nom puisque j’étais encore mineur. Tout ce que j’avais à faire c’était d’aller en cours et de continuer à avoir de bonnes notes puis de venir à l’agence, comme j’allais au club.


C’est ainsi qu’à l’âge de quatorze ans je commençais dans la vie professionnelle. Je faisais comme on me disait de faire et ça allait. Et ça me plaisais. Parfois je pouvais même garder les vêtements que je mettais pour les séances photo. Peu après mon entrée dans la vie professionnelle, ce fut au tour de Motonari de faire de même. Lors d’un match, il attira l’oeil de recruteurs et intégra rapidement une équipe semi-professionnelle.


Ainsi nous avons grandi, notre vie partagée entre la famille, les amis, l’école, le travail. Ça n’a pas duré bien longtemps avant que quelque chose d’autre vienne perturber notre petite vie. Et c’est encore sur moi que c’est tombé, en pleine séance photo.


Voilà plusieurs jours que je commençais à avoir des douleurs dans le dos et songeait à aller voir un médecin après la séance. Cependant, je n’en ai pas eu le temps. La douleur s’amplifia incroyablement. Je tombais sur mes genoux alors que je sentais mon dos se déchirer avec les vêtements qui le couvrait. C’était tellement douloureux que j’en pleurais et en criais, me disant que j’allais en mourir, souhaitant de tout mon coeur mourir pour que ça cesse. En y repensant, je me demande comment je ne me suis pas évanoui sous la douleur.


Après de nombreuses minutes, la douleur commença à s’apaiser. À genoux sur le sol du studio, en sueur et en larmes, je remarqua deux grandes ailes, aux plumes noires gouttant de sang, se replier sur moi, protectrices. Je ne compris pas tout de suite qu’elles étaient ce qui m’avait causé cette douleur, qu’elle étaient à présent une partie de moi.


Le personnel de l’agence n’ayant pas manqué d’appeler des secours face à cette situation inédite à leurs yeux, je finis ma journée à l’hôpital. Mes parents furent bien entendu prévenus et arrivèrent rapidement à mon chevet. Ils étaient inquiets mais le médecin les rassura vite. Ce qui m’arrivait, ce n’était rien de grave. Il se révèle juste que je suis l’une de ces rares personnes qui naissent sans être totalement humain. J’en avais entendu parlé mais jamais vu et je ne pensais certainement pas que je pourrais en faire partie. J’entendais mes parents parler et parler, le médecin leur répondre, mais je ne comprenais pas. J’étais fatigué, vidé, épuisé.


Une fois que nous sommes rentrées, je me suis littéralement effondré sur mon lit alors que nous n’étions même pas en début de soirée. Je n’ai même pas eu l’occasion de voir mon frère rentrer de son entraînement. Mais le lendemain matin je n’ai pas pu le rater.


C’est par un cri strident que je fus réveillé. Ma première vision fut le visage horrifié de mon frère juste au-dessus de moi. Il s’accrocha à mes épaules et me demanda, les larmes aux yeux, si j’allais bien. Je ne comprenais pas pourquoi il avait l’air si inquiet mais je lui affirmais qu’à part une douleur au dos, j’allais très bien.


Regardant mon oreiller, je compris pourquoi son inquiétude, voyant de larges tâches de sang sur celui-ci. Mettant ma main à ma tête, je remarquais des choses qui n’étaient pas là. En hâte je me suis précipité dans la salle de bain pour voir, dans la glace, je vis deux cornes noires orner ma tête, sortant de mes cheveux. Contrairement aux ailes, ces cornes inattendues ont poussées sans me faire le moindre mal.


Voyant ces excroissances, mes parents ont décidé de m’emmener voir un maître de maison d’un quartier voisin. Cette personne était connue pour ses connaissances en êtres non-humains. Il m’a examiné, longtemps. Avec mon autorisation, il observait mes nouveaux traits sous toutes les coutures, les touchant, prenant des notes, me posant des questions sur mes ressentis. Puis il s’est exprimé. Il disait ne pas être sûr mais pensait que je pouvais être un ange déchu ou alors…


« Un ange déchu ! C’est fabuleux ! » Ma mère ne l’a même pas laissé terminer. Mon père s’est aussi extasié sous cette nouvelle, les deux empêchant le maître de maison de continuer son analyse. Je lui demandais tout de même si je ne pouvais pas être un Tengu. Voyant mes ailes la veille, c’est une idée qui m’était venue en tête. Il me dit que ça pourrait être une possibilité mais il semblait sur le point d’émettre quelque réserve avant que mes parents l’interrompent, s’exclamant que je devais être un ange déchu.


Motonari semblait apprécier mes ailes et mes cornes. Il les trouvait chouette et trouvait classe le fait que je sois un ange, même déchu. Mais tout le monde ne pensais pas comme lui. Lors de mon retour à l’école, avec es ailes et mes cornes, le moins qu’on puisse dire c’est que je ne passais pas inaperçu. Comme une sensation de déjà-vu, les regards des travers étaient réapparus, accompagnés de murmures et de visages effrayés. Même mes amis agissaient différemment avec ces choses.


Mon premier jour de retour à l’école m’a déprimé et ça ne s’est pas arrêté là. À l’agence, mes nouveaux traits posaient aussi problème. Avoir des ailes et des cornes n’était pas approprié pour un mannequin. Cependant ils trouvaient injuste l’idée de mettre fin à mon contrat pour ces choses dont je n’avais pas voulu. D’autant plus qu’ils ne trouvaient pas ça inesthétique mais ça pouvait nuire à mon emploi. Ils ne savaient pas quoi faire de moi et je ne voulais pas abandonner ce travail, perdre à nouveau un avenir pour des circonstances indépendantes de ma volonté.


Comme un cauchemar qui prend fin, un matin je me réveillais à nouveau humain. Disparues les ailes. Disparues les cornes. J’ai cru que tout ce qui m’étais arrivé jusqu’à présent était un rêve. Que l’apparition des ailes et cornes n’avaient été qu’une illusion. Mais ça n’était pas le cas. Les trous qui avaient été faits dans mes vêtements pour laisser passer mes ailes étaient toujours là.


Malgré ça, j’étais heureux. Ces excroissances qui m’avaient pourries la vie étaient parties, disparues. Comme le début d’une nouvelle vie, je m’attendais à ce que tout aille de mieux en mieux. Cependant ce ne fut pas le cas. La disparition de mes traits surnaturels incitaient la méfiance et la haine de mes camarades de classes, comme s’ils pensaient que tout ça n’avait été que pour me faire remarquer ou quelque chose du style. J’avais espéré me sentir mieux mais au contraire ça avait empiré. Sauf au travail où je pouvais reprendre mes activités de mannequinat, mais ça ne me remontais pas plus le moral.


À force, j’arrêtais de me présenter en cours, couvert par mon frère qui était le seul à comprendre mon désespoir ou du moins à sembler le comprendre. Je passais mes journées à me promener en ville avant de me rendre à mon boulot le soir venu. Mes journées se résumaient souvent à discuter avec des gens qui avaient plus ou moins l’air d’être inquiets ou mal et à les aider à trouver des solutions à leurs problèmes ou même à les aider à porter leurs courses. C’était plus fort que moi et même quand je ne me sentais pas d’humeur, je ne pouvais pas m’en empêcher.


Un jour c’est allé bien plus loin que de simplement discuter ou porter des courses. J’ai vu un homme traverser la route sans voir la voiture qui lui fonçait dessus. Mes jambes ont bougées toutes seules, instinctivement courant vers l’homme dans l’espoir de le sauver mais je savais que j’étais trop loin et que je n’y parviendrais pas à temps mais je courais de toutes mes jambes. Puis ce fut le noir.


Je me réveillais à l’hôpital, plein de douleurs dans le corps. Mais ce qui me choqua le plus fut celle dans mon dos, à la base d’où devait se trouver mes ailes, comme si on me les avaient arrachées. Posant une main sur mon dos, je remarquais qu’elles étaient de nouveau là, mes ailes. Si mes ailes étaient de retour, je posais ma main sur ma tête. Mes cornes l’étaient également. Pourquoi ? Des larmes me virent aux yeux. Je ne voulais pas de ces choses.


Lorsque le docteur vint, il m’expliqua ce qui est arrivé. Je m’étais interposé entre la voiture et l’homme qui traversait, me faisant renverser à sa place. Des gens m’auraient même vu voler. J’aurais pu mourir. Mais ça m’était égal. Ce que je voulais, c’était qu’on m’enlève les cornes et les ailes. Je le demandais et le suppliait même au médecin, mais il refusait. De toute façon, je n’étais pas majeur et je ne pouvais pas en décider.


Pendant plusieurs semaines je suis resté à l’hôpital, suppliant pour qu’on m’enlève mes excroissances, requêtes qui restèrent sans réponse. Et puis elles disparurent, comme ça, sans prévenir. Mais je savais qu’elles reviendraient. Peu après ma sortie de l’hôpital, ça n’a pas manqué.


Mes parents ont bien remarqué que je n’allais pas bien. Après une longue discussion, ils ont décidé de m’envoyer dans un pensionnat en Angleterre. Un pensionnat où je ne serais pas discriminé comme je le suis maintenant, parce que je ne suis pas humain. Ça ne me plaisait pas mais même Motonari insistait, persuadé que ça me ferait du bien.

Alors à contrecœur j’y suis allé, résigné. Au départ ça ne me plaisait pas. J’étais loin de tout ce que je connaissais, de ma famille, de mon frère… Même si je parlais avec eux via Internet, ça ne changeait pas le fait que je me sentais seul. Mais je me suis rapidement intégré. En effet, ici, à Saint-Verius Academy, personne ne te juge sur le fait que tu n’es pas humain. J’ai trouvé ma place ici.


La personne qui me joue...
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25 ans
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Je suis le DC de Nikki !
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Élève

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MessageSujet: Re: Black Wings   Ven 22 Sep 2017 - 14:19

Youpi !!! Contente qu'il soit enfin parmi nous le petit Taka ♥️ et tu es validé !

Donc tu seras chez les...


Ours
Le test a dévoilé que tu as une affinité avec la Terre.


Je voulais te mettre chez les chevaux... mais t'as déjà Nikki dans ce groupe, alors après c'est l'ours qui allait ^^

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Amuses-toi bien mon coeur ! ♥️

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